Les séances du Conseil municipal se suivent et se ressemblent ! La dernière en date n’a pas manqué à la
tradition : terne et même un peu affligeante dans la guéguerre continuelle entre l’équipe Lherm et le maire.
Les élus de notre groupe considèrent qu’il convient d’élever les
débats et de s’intéresser aux vrais problèmes et aux véritables enjeux, plutôt que de ressasser encore et encore, comme le font certains, toujours les mêmes rengaines : la persécution
supposée des élus de la minorité, l’oubli de la campagne lisloise, le doute permanent sur le suivi des décisions des maires des communes voisines, l’éternelle bisbille sur l’engagement de la
mairie auprès de la MJC ou encore l’ogre gaillacois qui va nous manger tout crus !!
Pour revenir donc à des sujets un
peu plus sérieux pour l’avenir et la gestion de Lisle-sur-Tarn, il nous apparaît que ce Conseil municipal du 12 octobre a permis aux élus de notre groupe de poser quelques points fondamentaux,
lesquels n’ont pas obtenu de réponses claires et probantes.
- Les nouveaux tarifs
de la cantine et des accueils périscolaires sont toujours basés sur trois tranches de revenus des parents. Chacun reconnaît que celles-ci ne sont pas adaptées. Pourquoi reporter encore la mise en
place d’une grille tarifaire beaucoup plus dégressive et socialement plus juste ? Par ailleurs, le système de participation des communes de Loupiac, Montans, Parisot et Peyrole est-il
pérenne ou transitoire ? Avec l’adoption du projet de loi Carle sur le financement des écoles privées, ces communes auront-elles encore les moyens de participer à la scolarisation de leurs
enfants à l’école laïque de Lisle-sur-Tarn ?
- Concernant l’occupation du domaine public
communal, certains semblent ignorer ce qui devrait être la règle à Lisle comme ailleurs ! En effet, pour être précis, il faut rappeler que le domaine public est constitué de l’ensemble des
voiries, places, jardins, trottoirs, espaces ouverts ou fermés affectés à l’usage du public. L’occupation privative du domaine public doit donc normalement être soumise à une autorisation
préalable et doit faire dans tous les cas l’objet d’une demande, laquelle est validée ensuite par un arrêté municipal. Cette occupation du domaine public par une terrasse de bar, un étal
commercial de fleurs ou de bicyclettes ou encore un marché dominical ne peut en aucun cas de se faire à titre gratuit ! La loi oblige le paiement de droits fixés par une délibération du
Conseil municipal. Pourquoi la loi n’est-elle pas appliquée à Lisle ? La mairie souhaite-t-elle se mettre en conformité avec la loi ?
- Enfin, un dernier point a attiré notre
attention lors de ce Conseil ; il s’agit de l’avenir du musée Raymond Lafage. Nous avons découvert, presque par hasard, au détour d’une délibération que la mairie avait un projet de
réhabilitation de notre musée. Sur le principe de revaloriser cet élément du patrimoine local, nous sommes entièrement d’accord. Même en temps de crise, il faut investir dans la culture. Le
développement de notre territoire passe par là. Nous avons la chance d’avoir à Lisle un héritage précieux notamment dans le domaine de l’art graphique, avec les gravures et dessins de Lafage
et de bien d’autres artistes, y compris des artistes contemporains. Pourtant, rien n’a été fait ces dernières décennies (ou tout au moins pas grand-chose) pour mettre en sécurité ce fonds
patrimonial. Les planchers du musée sont à refaire. L’accès handicapés est inexistant. Les salles d’exposition manquent. Les réserves sont chaotiques. Enfin, la muséographie devrait être
complètement revue à l’exemple de ce qui a été entrepris dans les musées de Gaillac par exemple. Alors pourquoi le Conseil municipal découvre-t-il ce projet par hasard ? Pourquoi n’avoir
rien dit avant ? Et cela, ni à l’association des amis du Musée Raymond Lafage, ni en Commission municipale ! Comment l’estimatif du budget nécessaire a-t-il été calculé ? Qui a
établi le cahier des charges ?
Pour nous, la transparence et la concertation devraient prévaloir davantage dans le processus de décision
municipal.
Alain
COMBRES
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Une rumeur circule actuellement du côté de Lapeyrière : la classe unique de l’école de Lapeyrière serait
menacée de fermeture. Ce n’est pas là une grande nouveauté ! Depuis plusieurs années, depuis la fermeture de l’école des Barrières en fait, la même crainte resurgit régulièrement. La
nouveauté, par contre, tient à l’époque de l’année à laquelle est agité le spectre de la fermeture de l’école. Pourquoi inquiéter les habitants de Lapeyrière un mois à peine après la reprise des
classes ? On peut craindre qu’il ne s’agisse là que d’une manœuvre utilisée pour instiller un sentiment d’insécurité diffus, ne s’appuyant sur aucune donnée réelle. Il me paraît important
d’examiner sainement la situation à la lumière d’éléments objectifs.
La classe unique est-elle menacée de fermeture à la rentrée prochaine ? Oui, comme n’importe quelle classe,
si le nombre d’élèves est jugé insuffisant par l’Inspection académique! Et la fermeture, décidée par l’Education nationale, signerait l’arrêt de mort de l’école, puisqu’une école à classe
unique qui ferme ne peut faire l’objet d’une réouverture. Mais nous n’en sommes pas là ! Si nous regardons l’évolution des effectifs de l’école au cours des dix dernières années, nous
pouvons être relativement optimistes. En effet, alors que, de 1998 à 2002, le nombre d’enfants accueillis à l’école a oscillé entre 10 et 14, de 2003 à 2008, le nombre d’élèves a varié de 21 à
24. Un bémol tout de même : à la rentrée de septembre 2009, la classe ne compte plus que 17 élèves. Cette baisse des effectifs fragilise la situation de l’école, mais ne permet pas de
prédire sa fermeture prochaine, puisque nous n’avons aucune donnée fiable sur le nombre d’élèves requis pour son maintien. Nous pouvons simplement constater qu’elle a fonctionné dans le passé
avec un nombre d’enfants moins important. Ce qui est sûr, par contre, c’est que le devenir de cette école est entre les mains des parents. C’est le
choix qu’ils feront de mettre leurs enfants à l’école de Lapeyrière ou de les scolariser en centre bourg qui, en faisant varier le nombre d’élèves,
incitera l’Inspecteur d’Académie à maintenir l’école ou à la fermer.
En énonçant cette réalité, je ne veux, en aucun cas, culpabiliser les uns ou les autres. Mettre ses enfants dans
l’école à classe unique ou préférer une structure plus classique me paraissent deux choix également respectables. Simplement, je voudrais attirer l’attention de chacun sur le fait que le maintien
ou non de l’école de Lapeyrière dépend de ce que veulent réellement les habitants de ce secteur.
Henriette Relaix
Par Le Forum lislois
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Mercredi 9 septembre 2009
Quelques parents du secteur de Lapeyrière ont vécu à quelques jours de la rentrée scolaire de leurs enfants un
épisode désagréable dont ils se seraient bien passés ! Il s’agit de parents qui ont fait le choix de scolariser leurs enfants à l’école Bellevue. Comme les années précédentes, ils ont donc fait la
demande à la FEDERTEEP de bénéficier du transport scolaire. Demande de pure forme, pensaient-ils, puisque acceptée les années précédentes. Quelle ne fut pas leur surprise de se voir notifier en
retour un hors secteur scolaire qui les écartait du ramassage effectué par la FEDERTEEP ! On comprend aisément leur émotion qui s’est traduite immédiatement par un courrier adressé
au Maire, seul habilité à définir les secteurs scolaires de la commune, courrier complété par des copies au Président du Conseil général, au directeur de la FEDERTEEP, à la Conseillère générale de
notre canton et à moi-même. Ces différentes sollicitations n’ont pas été inutiles, puisque les réactions qu’elles ont entraînées ont abouti à une réunion provoquée par le Maire, à laquelle ont été
conviés les différents intervenants. Au terme de cette réunion, les parents ont eu l’assurance que leurs enfants peuvent bénéficier, comme les années précédentes, du ramassage scolaire. Beaucoup de
bruit pour rien, peut-on penser ! En réalité, cet épisode met en lumière le flou qui entoure le libre choix de l’école par les familles. On nous a expliqué, chiffres à l’appui, que le transport
scolaire est très onéreux, réalité que tous les participants ont volontiers admise. Mais pourquoi le dire si tard ? Puisque le ramassage scolaire a été accepté les années précédentes, il doit
être poursuivi pendant l’intégralité de la scolarité des enfants dans le même groupe scolaire, à savoir l’école élémentaire de Bellevue pour ces enfants. C’est en ce sens que, à la suite de la
sollicitation du collectif de parents, j’ai adressé un courrier à M. le Maire et un autre à M. le Président du Conseil général, qui m’a dit prendre en compte notre requête.
Henriette Relaix
Copie du courrier adressé à M. le Maire :
Lisle-sur-Tarn, le 27 août 2009
Monsieur le Maire,
C’est avec étonnement que j’ai reçu hier la copie d’un courrier qui vous a été adressé par un collectif de Parents d’élèves, courrier faisant état de difficultés à propos du ramassage scolaire par
la FEDERTEEP.
Nous avons la chance de posséder, sur la commune de Lisle-sur-Tarn, un groupe scolaire en centre-bourg et une classe unique sur le hameau de Lapeyrière. Ce double système a fonctionné depuis
toujours de façon très souple, en permettant aux parents résidant dans la partie nord de la commune de choisir, entre les deux modes de scolarisation, celui qui leur paraissait le plus profitable
pour leurs enfants.
Or, brutalement, ce système semble remis en question, puisque la plupart des parents ont reçu une réponse négative à la demande de transport des enfants par le car scolaire.
Ce refus, souhaité semble-t-il par la mairie de Lisle, paraît dicté par un désir de rationalisation des transport scolaires, l’existence d’une école à Lapeyrière justifiant le refus de transport en
direction du centre-bourg. Mais, lorsqu’on regarde de plus près les décisions prises, on est frappé par leur incohérence. En effet, une demande de transport a été acceptée ! Il est
vrai qu’il s’agit d’une enfant entrant en petite section de maternelle, classe qui n’existe pas à Lapeyrière. Il faudra donc un ramassage
scolaire entre Lapeyrière et Lisle pour un enfant. L’absurdité d’une telle décision administrative est encore plus patente lorsque
l’on découvre que l’enfant qui peut profiter du transport scolaire est la troisième d’une fratrie et que ce qui est accepté pour la benjamine est refusé pour les aînés qui pourtant en ont bénéficié
jusqu’ici !
D’autre part, la décision prise s’appuie sur un argument comptable, faisant fi de considérations pédagogiques et psychologiques qui sont pourtant de la plus grande importance en
matière d’éducation. En effet, si les classes uniques présentent pour certains élèves des avantages que je ne développerai pas ici, d’autres n’en tireraient que peu de profit et on serait bien
inspiré en laissant aux parents le choix de ce qui leur paraît le meilleur pour leurs enfants.
Il serait souhaitable aussi de prendre en compte l’embarras de parents qui n’ont pas été avertis de la suppression du ramassage scolaire au moment de la réinscription à l’école, au mois de juin.
Mais plus encore devrait-on se préoccuper du stress que cette situation induit pour des enfants qui, à quelques jours de la rentrée, ne savent pas vraiment ce qu’elle leur réserve. On
peut penser, sans de grands risques de se tromper, qu’ils n’aborderont pas cette rentrée scolaire dans les meilleures conditions de sérénité ! Bien sûr, une année scolaire réussie ne dépend pas
exclusivement du premier jour de classe, mais tous les enseignants savent bien, (et de cela, je peux personnellement en témoigner pour l’avoir vécu tout au long de ma carrière d’enseignante), que
les premiers jours de classe sont extrêmement importants pour installer les conditions d’une bonne année scolaire.
Dans l’espoir que vous entendrez les préoccupations des parents d’élèves et que vous répondrez favorablement à leur demande, je me tiens à leur disposition pour vous rencontrer, dans le cadre d’une
discussion sur ce sujet, et je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, avec mes remerciements, mes salutations distinguées,
Henriette Relaix
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